26 mars 2007

ILS ONT DIT

Je retrouve mes larmes comme mes propres enfants, le plus fragile de moi-même ne m'effraie plus, au contraire, je me laisse envahir, et la pluie, au-dedans comme au-dehors, lave ce que je ne sais ni de moi ni du monde, et qui me brûlait le coeur.

Il ne faut pas s'accrocher aux morts, il faut les laisser s'envoler.

Le ciel est hésitant. Il n'a pas réglé tous ses comptes avec la lumière.

C’est peu de chose un regard mais le monde y tient.

>>>>>>> Dominique Sampiero

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"La poésie rend la vie sur terre plus belle, moins éphémère et moins misérable. La guerre, lutte collective, relève de l’esprit de troupeau et fait régresser l’homme vers la barbarie et l’inhumanité".

>>>>>>>> Adonis

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LE CON

Le CON



A vous traiter de con, Monsieur, je ne m’avance…
Vous m’avez ébloui de votre suffisance
Sachant parler de tout en scandant vos propos,
Portant la vérité comme on porte un drapeau,
Foulant sans hésiter l’opinion des couillons,
Au pied de vos idées et de vos convictions.
Il monte en moi, Monsieur, l’énorme envie de rire
Qui, si je l’exprimais, déchaînerait votre ire !
Juste un pétillement au fond de ma prunelle
Pourrait vous intriguer, vous mettre sur la voie,
Mais vous lancez déjà une autre ritournelle
Et pour m’impressionner, vous donnez de la voix !
A quoi bon espérer troubler vos certitudes
Je vous laisse planer : à si haute altitude
On ne peut voir que l’aigle, et nous sommes moutons
A vos yeux orgueilleux, pleins de satisfaction !
Plus impatient que moi vous fera la leçon
N'hésitant pas, Monsieur, à vous traiter de CON!



MARCEK

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12 mars 2007

D'OU L'EXPRESSION : "Face de cul"

t_te_de_cul_va____

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PETITE SOEUR

Petite Soeur (Lââm)

Petite Soeur,laam
Je connais ta peine et ta douleur,
Les places qu'elles prennent dans ton Coeur,
J'étais la même Petite Soeur,
Petite Soeur...

Je te vois regarder par la fenêtre,
Comme si c'était Moi, comme si j'étais dans ta tête,
Crois-moi, Petite Soeur, le silence et le froid,
Je connais par Coeur, j'y suis passé avant Toi !
Je te vois attendre, attendre que tourne ta chance,
Là je tends dans l'indifférence, hey,
Tu refais la liste de ce qu'il ne va pas,
Tout n'est pas si triste, tu te dis c'est déjà ça !

Petite Soeur,
Je connais ta peine et ta douleur,
Parce que j'avais la même dans mon Coeur,
C'est Toi et Moi, Petite Soeur, Toi et Moi, Petite Soeur...

Petite Soeur,
Je sais comme ça brûle, à l'intérieur,
J'ai eu le temps d'apprendre de mes erreurs,
C'est Toi et Moi, Petite Soeur, Toi et Moi, Petite Soeur...

Petite, essuie
Les larmes sur ta joue, la vie est ainsi,
Parfois on prends des coups,
Mais on se relève, plus forte et plus fière,
On s'accroche à ses rêves et on passe les frontières...

Petite Soeur,
Je connais ta peine et ta douleur,
Parce que j'avais la même dans mon Coeur,
C'est Toi et Moi, Petite Soeur, Toi et Moi, Petite Soeur...

Essuie tes larmes !
Pleurer ! Ca sert à quoi ?
La vie est ainsi ! Un jour, ça passera,
Passent les peines d'Amour, celles qui font douter de Soi,
Les mots, les discours...
Tout ça s'effacera !

Petite Soeur,
Je connais ta peine et ta douleur,
Parce que j'avais la même dans mon Coeur,
C'est Toi et Moi, Petite Soeur, Toi et Moi, Petite Soeur...

Petite Soeur,
Je sais comme ça brûle, à l'intérieur,
J'ai eu le temps d'apprendre de mes erreurs,
C'est Toi et Moi, Petite Soeur, Toi et Moi, Petite Soeur...

Petite Soeur,
Je sais comme ça brûle, à l'intérieur,
J'ai eu le temps d'apprendre de mes erreurs,
C'est Toi et Moi, Petite Soeur,
Petite Soeur...

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MEDITONS UN PEU...

"Il n'y a pas de fonctionnaires travailleurs, il n'y a que des fonctionnaires insomniaques."

"Quand un barbier lui demande comment il veut qu'on lui coupe les cheveux, le sage répond: en silence."

"Il n'y a pire suicide que de se tuer à l'ouvrage."

"Patient est le pompier, car il commence à chaque fois en bas de l'échelle."

"L'erreur est humaine, mais la mettre sur le dos de ses employés l'est encore plus."

"Un ministère est l'endroit où ceux qui arrivent en retard croisent dans l'escalier ceux qui partent en avance." - Georges Courteline

"Si votre psychanalyste s'endort devant vous, il y a un truc infaillible pour le réveiller: ouvrez doucement votre portefeuille." - Woody Allen

"Comme appelle-t-on un grand imbécile ? Un sot en hauteur."

"Les juges ne voyagent jamais, parce qu'on ne peut être à la fois juge et parti." - Confucius

"Je suis capable du meilleur et du pire. Mais dans le pire, c'est moi le meilleur."

"On n'arrête par le progrès! Grâce à l'air conditionné, on peut maintenant avoir le rhume à l'année."

"Si on vous laisse poireauter aussi longtemps dans les urgences, c'est que le temps guérit tous les maux."

"On s'aperçoit qu'on vieillit quand on voit son médecin plus souvent que ses enfants."

"Ce n'est pas parce que vous mariez une infirmière que vous serez traité aux petits soins."

"Le lit est l'endroit le plus dangereux du monde : 80% des gens y meurent." - Mark Twain

"Le sage ne dit pas ce qu'il sait et le sot ne sait pas ce qu'il dit."

"Vous avez beau tuer le temps, c'est lui qui finira par vous enterrer..."

"L'humour, c'est de savoir que tout, absolument tout, est drôle. Du moment que c'est aux autres que  ça arrive."

"Un imbécile qui marche va plus loin qu'un intellectuel assis." - Michel Audiard

"Le meilleur moyen de savoir si votre député ronfle en dormant, c'est d'écouter les débats parlementaires."

"Quand la vérité sort de la bouche d'un politicien, c'est parce qu'il a été mal cité par un journalisme."

"Un politicien honnête, c'est celui qui reste fidèle à celui qui l'a acheté." - Confucius

"Chez un homme politique, les études c'est quatre ans de droit, puis toute une vie de travers." - Coluche

"On entre en politique avec un bel avenir devant soi et on en sort avec un terrible passé." - Proverbe Italien

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09 mars 2007

FIXEZ BIEN CET OEIL

OEIL

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SA PETITE PLANTE

plante

Sa petite plante

 Un jour le Grand Jardinier me confia
Une plante d'une qualité très rare, et très belle ;
« Je reviendrai la chercher », dit-il en souriant ;
« Soigne-la bien, en la gardant pour moi. »

J'en ai pris soin, et la plante a grandi,
Elle a donné une fleur aux couleurs rayonnantes,
Belle et fraîche, comme l'aurore au printemps.
Mon âme était radieuse, mon bonheur sans égal.

De toutes mes fleurs, elle était la plus glorieuse,
Son parfum, son aspect étaient merveilleux ;
J'aurais voulu la garder, tant mon cœur s'y était attaché
Pourtant, je savais qu'Il reviendrait la chercher.

Et voici, Il est venu un jour me demander
La jolie plante qu'Il m'avait prêtée...
Je tremblais ! Mais c'est vrai qu'Il m'avait dit
Qu'un jour Il reviendrait pour me la réclamer.

« C'est parfait », dit-Il en respirant son parfum
Alors, en se penchant, Il a parlé doucement :
« Si elle reste dans ce sol, elle va perdre sa splendeur,
Je veux la transplanter dans mon jardin Là-haut. »

Avec tendresse, Il la prit et s'envola
Pour la planter Là-haut où les fleurs ne se fanent pas.
Et un jour futur, dans ce Jardin de Gloire,
Je la retrouverai épanouie, et elle sera mienne.

Anonyme

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Midi 20

gd_corps_malade

Midi 20

Je suis né tôt ce matin, juste avant que le soleil comprenne
Qu'il va falloir qu'il se lève et qu'il prenne son petit crème
Je suis né tôt ce matin, entouré de plein de gens bien
Qui me regardent un peu chelou et qui m'appellent Fabien
Quand le soleil apparaît j'essaie de réaliser ce qu'il se passe
Je tente de comprendre le temps et j'analyse mon espace
Il est 7 heures du mat' sur l'horloge de mon existence
Je regarde la petite aiguille et j'imagine son importance
Pas de temps à perdre ce matin, je commence par l'alphabet
Y'a plein de choses à apprendre si tu veux pas finir tebê
C'est sûr, je serais pas un génie mais ça va y'a pire
Sur les coups de 7 heures et demie j'ai appris à lire et à écrire
La journée commence bien, il fait beau et je suis content
Je reçois plein d'affection et je comprends que c'est important
Il est bientôt 9 heures et demie et j'aborde l'adolescence
En pleine forme, plein d'envie et juste ce qu'il faut d'insouciance
Je commence à me la raconter, j'ai plein de potes et je me sens fort
Je garde un peu de temps pour les meufs quand je suis pas en train de faire du sport
Emploi du temps bien rempli, et je suis à la bourre pour mes rencards
Putain la vie passe trop vite, il est déjà 11 heures moins le quart
Celui qui veut me viser, je lui conseille de changer de cible
Me toucher est impossible, à 11 heures je me sens invincible
Il fait chaud, tout me sourit, il manquait plus que je sois amoureux
C'est arrivé sans prévenir sur les coups d'11 heures moins 2
Mais tout à coup, alors que dans le ciel, y'avait pas un seul nuage
A éclaté au-dessus de moi un intolérable orage
Il est 11 heures 08 quand ma journée prend un virage
Pour le moins inattendu alors je tourne mais j'ai la rage
Je me suis pris un éclair comme un coup d'électricité
Je me suis relevé mais j'ai laissé un peu de mobilité
Mes tablettes de chocolat sont devenues de la marmelade
Je me suis fait à tout ça, appelez moi Grand Corps Malade
Cette fin de matinée est tout sauf une récréation
A 11 heures 20 je dois faire preuve d'une bonne dose d'adaptation
Je passe beaucoup moins de temps à me balader rue de la Rép'
Et j'apprends à remplir les papiers de la Cotorep
J'ai pas que des séquelles physiques, je vais pas faire le tho-my
Mais y'a des cicatrices plus profondes qu'une trachéotomie
J'ai eu de la chance je suis pas passé très loin de l'échec et mat
Mais j'avoue que j'ai encore souvent la nostalgie de 10 heures du mat'
A midi moins le quart, j'ai pris mon stylo bleu foncé
J'ai compris que lui et ma béquille pouvaient me faire avancer
J'ai posé des mots sur tout ce que j'avais dans le bide
J'ai posé des mots et j'ai fait plus que combler le vide
J'ai été bien accueilli dans le cercle des poètes du bitume
Et dans l'obscurité, j'avance au clair de ma plume
J'ai assommé ma pudeur, j'ai assumé mes ardeurs
Et j'ai slamé mes joies, mes peines, mes envies et mes erreurs
Il est midi 19 à l'heure où j'écris ce con d'texte
Je vous ai décrit ma matinée pour que vous sachiez le contexte
Car si la journée finit à minuit, il me reste quand même pas mal de temps
J'ai encore tout l'après-midi pour faire des trucs importants
C'est vrai que la vie est rarement un roman en 18 tomes
Toutes les bonnes choses ont une fin, on ne repousse pas l'ultimatum
Alors je vais profiter de tous les moments qui me séparent de la chute
Je vais croquer dans chaque instant, je ne dois pas perdre une minute
Il me reste tellement de choses à faire que j'en ai presque le vertige
Je voudrais être encore un enfant mais j'ai déjà 28 pijes
Alors je vais faire ce qu'il faut pour que mes espoirs ne restent pas vains
D'ailleurs je vous laisse, là c'est chaud, il est déjà midi 20.

(© Grand Corps Malade, 2006)

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07 mars 2007

PAROLES DE SAGE

Paroledesage

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POUR ETRE UN BON MOURANT

Je n'ai qu'une toute petite foi, naturelle, fragile, vacillante, bougonneuse et toujours inquiète. Une foi qui ressemble bien plus à une espérance qu’à une certitude.

Mais, voyez-vous, à la courte lumière de ma faible raison, il m’apparaît irrationnel, absurde, illogique, injuste, contradictoire et intellectuellement impensable que la vie humaine ne soit qu’un insignifiant passage de quelques centaines de jours sur cette terre ingrate et somptueuse.

Il me semble impensable que la vie se termine bêtement par une triste dissolution de la matière, et que l’âme, comme une splendeur éphémère, sombre dans le néant après avoir inutilement été le lieu spirituel et sensible de si prodigieuse clarté, de si riche espérance et de si douces affections. Il me paraît répugner à la raison de l’homme autant qu’à la providence de Dieu que l’existence ne soit que temporelle et qu’un être humain n’ait pas plus de valeur et d’autre destin qu’un caillou.

Ce que je trouve beau dans le destin humain, malgré son apparente cruauté, c’est que, pour moi, mourir, ce n’est pas finir, c’est continuer autrement. Un être humain qui s’éteint, ce n’est pas un mortel qui finit, c’est un immortel qui commence.

La tombe est un berceau. Et le dernier soir de notre vie temporelle est le premier matin de notre éternité.

« Ô mort si fraîche, ô seul matin », disait Bernanos.

Car la mort, ce n’est pas une chute dans le noir, c’est une montée dans la lumière. Quand on a la vie, ce n’est peut-être que pour toujours.

Comme dit le poète, parce que ce sont toujours les poètes qui voient mieux le fond des choses :

« Ouverts à quelque immense aurore,
De l’autre coté des tombeaux,
Les yeux qu’on ferme voient encore. »

La mort ne peut pas tuer ce qui ne meurt pas. Or notre âme est immortelle. Il n’y a qu’une chose qui peut justifier la mort…. C’est l’immortalité.

Mourir, au fond, c’est peut-être aussi beau que de naître. Est-ce que le soleil couchant n’est pas aussi beau que le soleil levant ? Un bateau qui arrive à bon port, n’est-ce pas un événement heureux ?

Et si naître n’est qu’une façon douloureuse d’accéder au bonheur de la vie, pourquoi mourir ne serait-il pas qu’une façon douloureuse de devenir heureux ?

Doris Lussier

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