05 octobre 2011

LA VIE A DEUX

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"Ne reste pas avec une personne parce qu'elle t'aime, mais parce toi aussi tu l'aimes. Parfois, on a tellement besoin d'amour qu'on accepte celui d'un autre juste pour combler son vide. Mais l'amour, ce n'est pas à sens unique, ça se vit à deux, ça se partage. Tu lui donneras mal si tu fais juste semblant. On ne peut être heureux comme ça bien longtemps. Si tu l'aimes, montre lui par des actes, des petites attentions, plutôt que par des paroles... Si tu ne l'aimes pas, trouve le courage de partir pour ne pas la bercer d'illusions. Mieux vaut la solitude qu'une vie à deux mensongère."

 

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04 octobre 2011

UN SOURIRE....

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Leçon de vie !!!

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-Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux.
-L’essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince afin de se souvenir.
-C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait que ta rose est si importante.
-C’est le temps que j’ai perdu pour ma rose. fit le petit prince, afin de se souvenir.
-Les hommes oublient cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose.
-Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir.

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15 juin 2009

LA CONFIANCE...

Je m'efforce de ne jamais juger, de ne pas créer de raz-de-marée,
pour être en paix avec moi-même, vivre ma vie sans problème.
Je sais maintenant pourquoi, je me suis fermée aux gens.
Cela cause tant de désarroi quand tu livres tes sentiments.
Et voilà qu'un beau matin, cette paix filait entre mes mains...

 

Aujourd'hui je me libère, je me dégage de cette colère au coeur...
Une déception face à une situation pour cause et raison c'est comme une trahison.
Aujourd'hui je crache mon venin au visage de tous ces vauriens.
Tous ceux à qui j'ai confié la moindre de mes pensées.
J'aurais dû me méfier et surtout me rappeler :
Que tous mes mots vous ne savez que déformer...

 

Le mot confidence mérite une récompense, celle-ci est la confiance.
Bien des gens ne connaissent pas son véritable sens
Ce n'est pourtant pas sorcier mais certains préfèrent parler et raconter
Avant d'avoir calculé, la portée de leur geste et ce qu'ils allaient causer.

 

Maintenant je me retire de tous ces mauvais mots, ces martyrs.
Je vais vivre ma propre peine d'avoir perdu quelqu'un que j'aime.
Je chasse de mon ciel, ces nuages de malices.
Je laisse les autres à leurs caprices.
Je ne veux vivre de leur colère et de leurs vices.

 

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L'AMOUR

Depuis longtemps on l’attend, on l’imagine. Une enfance remplie de contes de princes charmants et de princesses. On en rêve tous, de cet amour, ce grand amour. Celui qui nous ferait trembler, frissonner; celui pour qui on donnerait notre vie entière. Une flamme nous brûlant le cœur, un sentiment doux et tendre, tantôt feu dévastateur, tantôt eau calme et gentille. On voudrait aimer de toute son âme, de tout son corps ; éprouver cette ardeur qui laisse pantelant mais avec une sensation de plénitude au fond de soi. On le recherche, on lui court après, mais il nous file entre les doigts.

Il arrive un jour comme ça sans prévenir. On ne s’y attendait pas mais il est là, devant nous, arrivé de nulle part et il nous dit que c’est Elle, que c’est Lui. On lui offre son cœur, sa confiance en toute insouciance. On se dit que c’est l’unique, le seul que l’on veut, qu’on restera longtemps ensemble et qu’on s’aimera toujours. On apprend à se connaître, on apprécie tout chez l’autre. Nos yeux sont aveuglés par la lumière de la passion. Du petit clin d’œil complice, on passe aux paroles, puis au baiser pour finalement partager notre bien le plus précieux, nous-même. Du cœur au corps, il n’y a qu’un pas. Il y a bien sûr des passages difficiles, des regrets qui font surface, mais à deux ont est plus fort et d’un geste de la main on efface les nuages qui recouvraient le soleil pour qu’il nous baigne à nouveau de sa chaleur.

On croit le connaître, on croit le maîtriser. Puis un jour, il part sans qu’on puisse le retenir. On a beau le vouloir encore, le serrer une dernière fois dans ses bras, tout est fini. On pleure, on crie, ou on reste abattu, tué par cette mesquinerie de la vie qui nous assassine par derrière. On désespère, on supplie, on se met à genoux, on implore le ciel d’abréger nos souffrances. On a essayé de l’oublier mais son souvenir est toujours là, dans notre cœur, un cœur meurtri qui fait mal. Toutes les larmes de notre corps ne suffisent pas à exprimer notre douleur. Cette partie du cœur arrachée sans délicatesse, coupée à l’aide d’un couteau ébréché laisse une cicatrice à vif qui mettra du temps à se refermer. On veut passer à autre chose mais chaque fois qu’on la rencontre, un reste de braise froide se rallume, un peu. Nos corps se rappelle l’un de l’autre et réclame ce contact si doux, ces instants si tendres. Mais la raison s’en mêle et notre cœur encore si faible s’y soumet, sans pour autant laisser couler encore quelques gouttes d’amertume.

Puis, le temps passe. On pensait que l’on ne s’en remettrait jamais, mais la vie est encore là et elle passe, inexorablement. Les pleurs se sont taris, la blessure se referme lentement. Les sentiments d’injustice et d’abandon ont fait place à la résignation. On se souvient, de tous ces bons moments, de ces rires comme de ces pleurs partagés. Tous ces instants qui restent à jamais gravés dans notre cœur. Petit à petit, on y songe, non avec regret, mais avec la mélancolie des bons moments du passé. Peut-être on réussit à lui pardonner et à lui dire merci pour tout ce qu’elle nous a apporté à cette période de notre vie. Alors, le deuil est fait et la page peu se tourner et aller se placer dans le grand album de notre vie. Un chapitre entier, consacré à tous les sentiments humains que l’on ressent quand on est amoureux.

Un jour, on se réveille et on est ému par un oiseau qui chante, une étoile qui brille dans le ciel ou un beau couché de soleil. On sent que la vie vaut quand même la peine d’être vécue, qu’elle peut encore nous apporter des joies, qu’on aura la force de continuer.

Alors, on se dit que le monde est beau, et on part, l’âme emplie d’allégresse.   


par Créoline, Fille, 1988, Neuchâtel

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11 novembre 2008

LE CLOCHARD MILLIONNAIRE

Voici un texte que j'ai trouvé par hasard en naviguant sur le net et qui m'a interpellé :

LE CLOCHARD MILLIONNAIRE :

Le malheur de l’homme vient de sa conviction que le bonheur dépend de circonstances. Un bien-être circonstanciel est en fait une angoisse qui se cache. La peur de manquer est toujours présente même lorsque les circonstances paraissent favorables. Pour recouvrir cette peur qui menace notre maigre sentiment de bonheur relatif, nous cherchons constamment d’autres prétendus objets de bonheur. C’est un comportement compulsif généré par l’idée qu’il nous faut quelque chose pour être heureux et par la peur de manquer qui en découle.

Cette quête du bonheur circonstanciel nous conduit à chercher toujours plus loin. Après avoir obtenu les objets de nos désirs les plus proches, nous trouvons des objectifs plus lointains et donc difficiles à atteindre. Finalement, on en arrive même à cultiver des désirs irréalisables afin de justifier durablement notre sentiment d’inconfort plutôt que de se rendre à l’évidence que rien ne nous satisfera jamais. La religion, la spiritualité, ou dans ce sens, n’importe quelle autre perversion, peuvent souvent servir de support à nos ultimes projections. Autrement dit, sous prétexte d’une quête de l’inaccessible, il y a volonté inavouée de maintenir un morne statut quo.

Cependant, il peut arriver un jour que cette vie robotique nous lasse et nous laisse sans énergie pour fuir encore notre sentiment de vide. C’est la grâce de la capitulation, on abandonne, on s’abandonne. On accueille alors sa peur sans plus résister, dans le calme. Elle est là, complètement là, et puis quoi? Et puis rien, plus rien. L’attitude d’accueil, d’observation, est incompatible avec la peur qui est mouvement. On ne peut pas avoir peur de ce qui est là. On ne peut angoisser que dans le devenir.

Il survient donc une expérience inattendue de bien-être sans raison. On réalise soudain que c’est ça que nous avons toujours chercher à obtenir. On comprend aussi que cette joie gratuite a toujours été là. C’est notre condition initiale, la base de notre être. La seule raison de notre exil dans le désert brûlant du désir était d’avoir simplement oublié qu’on n’a besoin de rien, que tout nous est donné.

L’homme heureux qui réalise qu’il est libre peut encore prendre un moment pour observer avec amusement ses réflexes récurrents de mendiant. En effet, même un clochard qui a gagné le gros lot continuera un certain temps à ramasser des mégots…

Ralph Kundig

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LE CLOCHARD

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Encore là ce matin ! Comme tous les matins depuis 6 mois, enveloppé dans sa vieille couverture écossaisse, je le vois aujourd'hui assis par terre, le dos appuyé contre le mur en face l'arrêt de bus, ses longues jambes étalées devant lui. D'habitude, je ne fais que l'apercevoir debout près de la grille à peine ouverte du bastringue d'en face, où le bristrotier lui offre chaque jour son petit-déjeuner. Ce matin, je comptais bien prendre le bus plus tôt pour terminer un boulot de la veille, mais il m'a filé sous le nez, alors j'attends le suivant et je l'observe.

Il replie soigneusement les cartons et journaux qui ont dû servir de chambre à coucher, regroupe près de son sac à dos troué les ustensiles oxydés qui ont servi à son repas de la veille. Il oublie de ramasser un fond de boîte à camembert. De l'intérieur de son sac, il sort une grosse boîte métallique, décorée de papillons rouges et bleus sur fond jaune. De sa main gauche, il la serre contre lui pendant que sa main droite soulève le couvercle. Il en retire un petit paquet qui ressemble à un jeu de cartes à jouer mais qui doivent être des photos, dépose la boîte sur sa gauche et enlève délicatement l'élastique qui les tenaient groupées. Son regard se pose sur la première, la contemple longuement et la glisse sous le paquet tenu par sa main gauche. Par moment, son attention se porte sur le bout de ses gros godillots en toile marron lacés par des bouts de ficelle beige, puis revient à sa contemplation. De temps à autre, il lève les yeux vers un passant qui le croise, lui fait un salut du tranchant de la main droite et retourne à son occupation.

Un chien roux à poils ras s'approche de lui, s'arrête près de son sac qu'il renifle. Il regarde l'animal, lui dit quelques mots, dépose ses cartes sur le couvercle de la boîte et fouille dans son sac. Il en sort un quignon de pain, le tend à la bête qui le saisit dans sa gueule en remuant la queue et reprend son errance. Avec son visage ridé aux yeux délavés, à la barbe grisonnante et hisurte, ses cheveux en bataille blanc-jaunâtre qui s'échappent de son chapeau noir, on le dirait sans âge. Mais la finesse de ses traits et celle de ses mains, le font paraître beau.

Lentement, il se redresse, s'ébroue et entame une série de mouvements de yoga ou autre gymnastique asiatique, indifférent aux sourires narquois de ceux qui s'arrêtent pour l'observer. Un mouvement rapide effraye un groupe de pigeons et de moineaux qui picoraient à quelques pas de lui. Dans un froufroutement d'ailes, ils viennent se poser près de l'abri-bus où je me trouve, sur le trottoir d'en face. D'une démarche saccadée pour les pigeons, sautillante pour les moineaux, ils reprennent leur quête de nourriture. Sous sa couverture et avec son chapeau avachi, ses gestes le font ressembler à un grand épouvantail agité par le vent. La rue s'anime peu à peu, une femme le bouscule d'un air grognon, sans s'excuser. Il perd un peu l'équilibre, se redresse et la regarde s'éloigner en hochant la tête. Puis il reprend ses mouvements comme si de rien n'était, même pas interrompu par les bruits de cirulation.

Un camion de livraison s'arrête le long du trottoir et je ne le vois plus pendant plusieurs minutes. Lorsque le camion repart, il s'est assis accroupi maintenant, serrant contre lui son sac à dos, il a du y ranger sa boîte metallique, je ne la vois plus. Les cartons et journaux sont entassés près d'une poubelle. Il regarde les gens passer devant lui, tous semblent pressés ; certains lui adressent un sourire, d'autres quelques mots, il leur répond avec gentillesse. Et bien qu'il ne tende pas la main, les plus généreux lui glissent quelques pièces dans la boîte à camembert oubliée près de lui, ils les remercie en soulevant son chapeau.

Sept heures sonnent à un clocher que l'on n'aperçoit pas, pour lui c'est un signal car le voilà à nouveau debout, toujours enveloppé de sa couverture écossaise qui s'approche à longues enjambées de la grille du bistrot. Un souvenir d'élégance lui fait défroisser son pantalon de couleur indéfinissable, du revers da sa longue main. Maintenant le rideau remonte dans un bruit de ferraille, le bistrotier en le voyant lui adresse quelques mots, pénêtre dans le bar et en ressort avec un sachet plastique vert bien garni en apparence.

L'homme le remercie, se retourne et nos regards se croisent... mon bus arrive !

Mady

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15 octobre 2008

CRI PRIMAL

Qu'il est long et douloureux le chemin jusqu'à Soi !

Combien de couches, de carapaces, de blindages entassés, empilés, imbriqués tout au long de notre parcours de vie, au gré des expériences, des rencontres ; des émotions ; extériorisées ou au contraire refoulées.

Et puis se contraindre à aller là, profond, loin, il y a longtemps, pour qu'enfin on touche au cœur de la souffrance oubliée, ou qu'on croyait éteinte, guérie, pansée...

Alors laissez couler les larmes, celles trop longtemps réprimées, hoqueter des sanglots, décharger ses colères et s'autoriser à consoler l'enfant qui pleure en dedans.

Asdetrefle

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L'IMAGE DE SOI... ELLE VIENT DE L'INTERIEUR....

image_de_soiL'image de soi est la façon dont on se voit ainsi que la façon dont on se sent. Une personne qui a une bonne image de soi se valorise en tant qu'individu; elle est fière de ses talents et de ses compétences, elle est satisfaite de ses succès, de son image. Bref, elle a une bonne estime d'elle-même et a confiance en elle.

Une bonne image de soi n'est pas héréditaire. Elle est modelée par des expériences vécues, par des messages positifs et négatifs, par notre famille et notre environnement; les préjugés, les stéréotypes et la discrimination sont aussi des facteurs qui affectent l'image de soi.

La perception que nous avons de nous-mêmes influence notre comportement. Si on possède une image de soi positive, nous serons portés à prendre des risques et à essayer de nouvelles choses; nous serons capables d'apprendre de nos échecs.

Objectifs spécifiques :

Définir le concept d'image de soi
Comprendre les facteurs qui affectent l'image de soi
Comprendre comment l'image de soi affecte le comportement
Découvrir la différence entre une image de soi positive et la vanité
Trouver des moyens de façonner une image de soi positive
Acquérir des stratégies permettant d'améliorer l'image de soi

Quelques chiffres….

Les filles ont tendances dès le plus jeune âge, à avoir une moins bonne image de soi que les garçons.

Une image de soi négative est une explication de dépression chez les filles, l’inactivité physique chez les garçons et l’obésité chez les deux.

Une image positive à l’adolescence a un effet positif à long terme sur l’autoévaluation de l’état de santé chez les filles.

Lorsque vous vous regardez dans une glace, que voyez-vous ? La plupart auront tendance à répondre : «MOI !». Et c'est là que tout commence... Ce n'est pas soi que l'on voit. Autrement le «MOI» serait réduit à une tête, un cou, des épaules, peut être plus si le miroir est en pied. Dans ce cas là, prenons deux miroirs : il y a deux MOI, ajouté du MOI qui se regarde. Et si la pièce est remplie de miroirs ?
Dolto racontait l'histoire de ce couple d'américain en voyage à Paris. Ils avaient emmené leur fils avec eux. Etant dans l'obligation de le laisser seul, il l'avait confié à une nourrice. La pièce où il pouvait jouer contenait de nombreux miroirs. Cet enfant fut très vite présenté à Françoise Dolto : destructuration de la personne... Personne n'avait songé à expliquer ce qu'était un miroir et ce qu'il refletait réellement. Ce jeune garçon s'était vu, lui, dans ces miroirs. Il y avait plusieurs LUI, or il pensait être UN. C'est un aspect schizophrénique.

Autre cas que Dolto avait eu à résoudre : une maman avait des jumeaux, homozygotes c'est à dire des «vrais-jumeaux», issus du même oeuf. Il se ressemblait donc parfaitement. A quatre ans, l'un deux tomba malade. Il resta à la maison tandis que son frère partit à l'école. La maman, alors qu'elle faisait la cuisine, entendit son fils appeler et crier contre son frère. Elle rentra dans la chambre où il était resté et le vit devant un miroir en train de se regarder. L'enfant se disputait avec son frère. Ce qu'il voyait dans le miroir était son frère, pas lui.

Réflection de l'image et réflexion sur soi :

Ces deux exemples viennent illustrer le propos et pose la question : y-a-t-il un danger à se voir soi dans le miroir ? Danger n'est peut être pas le terme approprié. Vous l'aurez compris, ce n'est pas SOI que l'on voit dans un miroir, mais une image de soi. Une représention, un reflet de soi n'est pas suffisant pour ETRE. Prenons l'exemple du miroir déformant, il est évident qu'il s'agit d'une image «déformée» de soi. Quelquefois plus large, plus haut, ces types de miroirs vous modèlent presque à l'infini. Il ne viendrait pas à l'idée qu'un simple miroir puisse également déformer. Pourtant le miroir renvoit une image qui ne correspond à une réalité entière.

Certains matins, devant le même miroir, vous pouvez vous trouver «beau» ou «laid» suivant l'image que vous percevez. Des cernes sous les yeux peuvent radicalement changer l'image que vous avez de vous. Mais cette image n'est que le reflet de ce que vous produisez dans votre tête. Si vous vous sentez bien, vous vous «verrez» bien, et réciproquement. Un petit bouton sur le visage présent depuis plusieurs jours peut prendre beaucoup d'aspects et une dimension différente sans prévenir, sans savoir pourquoi. On aura beau se retrancher derrière un : «je ne l'avais pas vu», sa présence soudaine modifie l'intégralité de son être et l'on se retrouve bien souvent réduit à ce simple bouton. On ne voit plus que lui, «les autres, c'est certain, ne voit que ce bouton». Et vous d'autres tenteront de vous rassurer, plus vous en parlerez, plus vous y penserez et plus effectivement vous deviendrez ce bouton et non plus ce «beau jeune homme» ou «belle jeune fille» que vous étiez hier.

Entre les exemples cités par Dolto et notre petit bouton, l'écart est en réalité infime. Il s'agit d'une représentation de soi et non pas soi même. La confusion peut amener à des déchirements importants. La prochaine fois que vous vous regarderez dans une glace, pensez-y, il s'agit de votre image, de votre reflet, et non pas vous-même. S'apercevoir simplement de cette différence, sans chercher à aller plus loin, c'est déjà apprendre à se distinguer ce qui est et de ce qui n'est qu'une image. C'est déjà s'aimer un peu plus...

Par Bettina

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27 mars 2007

D'UN AUTRE MONDE...

extraterreestereJ'ai toujours eu l'impression de vivre dans un monde qui n'est pas le mien. D'être d'une époque qui n'est pas la mienne. D'un temps qui m'est étrangé. Je ne suis pas à l'aise dans le monde dans lequel je vis. Les raisons en sont multiples et personnelles souvent. Il n'y a rien d'original à ne pas se sentir bien au moment où l'on existe, rien que très banal dans cet état. Il n'en est pas moins difficile de se sentir en décalage, d'être à contre-courant, de n'être pas dans un moule ou un autre.Et quand je vois justement le monde où ne règne que l'argent, je me sens découragée au delà du possible. Rien que de très banal là aussi, mais ca n'en reste pas moins vrai. Je me désinteresse de la politique parce que la politique s'est désintéressé de nous. Un peu comme ces amis que l'on relance sans cesse et qui ne répondent pas, qu'on finit par laisser tomber, lassé que cela ne marche que dans un seul sens. On nous explique qu'il n'y a qu'une seule voie possible, que l'on vit dans la mondialisation, que toutes les raisons sont économiques. La seule chose à faire, la meilleure, est de  parler d'autre chose, du temps qu'il fait ou qu'il ne fait pas, de cet hiver qui n'est pas venu, de mes prochaines vacances que je ne prendrai pas, de ce que je mangerai demain. Quand j'entends gloser tel ou tel expert sur telle ou telle situation et qui prennent des airs sérieux, pénétrés pour nous expliquer des enjeux qui n'en sont plus je préfère ne rien dire et penser à autre chose...

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