15 juin 2009

LA CONFIANCE...

Je m'efforce de ne jamais juger, de ne pas créer de raz-de-marée,
pour être en paix avec moi-même, vivre ma vie sans problème.
Je sais maintenant pourquoi, je me suis fermée aux gens.
Cela cause tant de désarroi quand tu livres tes sentiments.
Et voilà qu'un beau matin, cette paix filait entre mes mains...

 

Aujourd'hui je me libère, je me dégage de cette colère au coeur...
Une déception face à une situation pour cause et raison c'est comme une trahison.
Aujourd'hui je crache mon venin au visage de tous ces vauriens.
Tous ceux à qui j'ai confié la moindre de mes pensées.
J'aurais dû me méfier et surtout me rappeler :
Que tous mes mots vous ne savez que déformer...

 

Le mot confidence mérite une récompense, celle-ci est la confiance.
Bien des gens ne connaissent pas son véritable sens
Ce n'est pourtant pas sorcier mais certains préfèrent parler et raconter
Avant d'avoir calculé, la portée de leur geste et ce qu'ils allaient causer.

 

Maintenant je me retire de tous ces mauvais mots, ces martyrs.
Je vais vivre ma propre peine d'avoir perdu quelqu'un que j'aime.
Je chasse de mon ciel, ces nuages de malices.
Je laisse les autres à leurs caprices.
Je ne veux vivre de leur colère et de leurs vices.

 

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C'EST MES YEUX OU QUOI ???

bb_zarb

Posté par _AmerTume_ à 10:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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L'AMOUR

Depuis longtemps on l’attend, on l’imagine. Une enfance remplie de contes de princes charmants et de princesses. On en rêve tous, de cet amour, ce grand amour. Celui qui nous ferait trembler, frissonner; celui pour qui on donnerait notre vie entière. Une flamme nous brûlant le cœur, un sentiment doux et tendre, tantôt feu dévastateur, tantôt eau calme et gentille. On voudrait aimer de toute son âme, de tout son corps ; éprouver cette ardeur qui laisse pantelant mais avec une sensation de plénitude au fond de soi. On le recherche, on lui court après, mais il nous file entre les doigts.

Il arrive un jour comme ça sans prévenir. On ne s’y attendait pas mais il est là, devant nous, arrivé de nulle part et il nous dit que c’est Elle, que c’est Lui. On lui offre son cœur, sa confiance en toute insouciance. On se dit que c’est l’unique, le seul que l’on veut, qu’on restera longtemps ensemble et qu’on s’aimera toujours. On apprend à se connaître, on apprécie tout chez l’autre. Nos yeux sont aveuglés par la lumière de la passion. Du petit clin d’œil complice, on passe aux paroles, puis au baiser pour finalement partager notre bien le plus précieux, nous-même. Du cœur au corps, il n’y a qu’un pas. Il y a bien sûr des passages difficiles, des regrets qui font surface, mais à deux ont est plus fort et d’un geste de la main on efface les nuages qui recouvraient le soleil pour qu’il nous baigne à nouveau de sa chaleur.

On croit le connaître, on croit le maîtriser. Puis un jour, il part sans qu’on puisse le retenir. On a beau le vouloir encore, le serrer une dernière fois dans ses bras, tout est fini. On pleure, on crie, ou on reste abattu, tué par cette mesquinerie de la vie qui nous assassine par derrière. On désespère, on supplie, on se met à genoux, on implore le ciel d’abréger nos souffrances. On a essayé de l’oublier mais son souvenir est toujours là, dans notre cœur, un cœur meurtri qui fait mal. Toutes les larmes de notre corps ne suffisent pas à exprimer notre douleur. Cette partie du cœur arrachée sans délicatesse, coupée à l’aide d’un couteau ébréché laisse une cicatrice à vif qui mettra du temps à se refermer. On veut passer à autre chose mais chaque fois qu’on la rencontre, un reste de braise froide se rallume, un peu. Nos corps se rappelle l’un de l’autre et réclame ce contact si doux, ces instants si tendres. Mais la raison s’en mêle et notre cœur encore si faible s’y soumet, sans pour autant laisser couler encore quelques gouttes d’amertume.

Puis, le temps passe. On pensait que l’on ne s’en remettrait jamais, mais la vie est encore là et elle passe, inexorablement. Les pleurs se sont taris, la blessure se referme lentement. Les sentiments d’injustice et d’abandon ont fait place à la résignation. On se souvient, de tous ces bons moments, de ces rires comme de ces pleurs partagés. Tous ces instants qui restent à jamais gravés dans notre cœur. Petit à petit, on y songe, non avec regret, mais avec la mélancolie des bons moments du passé. Peut-être on réussit à lui pardonner et à lui dire merci pour tout ce qu’elle nous a apporté à cette période de notre vie. Alors, le deuil est fait et la page peu se tourner et aller se placer dans le grand album de notre vie. Un chapitre entier, consacré à tous les sentiments humains que l’on ressent quand on est amoureux.

Un jour, on se réveille et on est ému par un oiseau qui chante, une étoile qui brille dans le ciel ou un beau couché de soleil. On sent que la vie vaut quand même la peine d’être vécue, qu’elle peut encore nous apporter des joies, qu’on aura la force de continuer.

Alors, on se dit que le monde est beau, et on part, l’âme emplie d’allégresse.   


par Créoline, Fille, 1988, Neuchâtel

Posté par _AmerTume_ à 10:05 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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